Déplacement à "la jungle de Calais", Nos évènements

Premier jour à Calais : le début de la fin

Premier jour des pérégrinations d’un groupe d’étudiants volontaires venus apporter leur soutien à Calais. 

Il est 10 heures. En gare de Calais, une haie d’honneur de C.R.S. nous accueille au son du tintement des cloches du beffroi adjacent. Contrairement aux clichés, le soleil brille. Sur la route du hangar de l’Auberge des Migrants, les badauds nous dévisagent.

11 h 30. Nous arrivons. Ross, un anglo-saxon parlant français nous briefe sur les comportements à adopter. Pas de photo ou prou, de cet entrepôt, dont l’adresse doit rester secrète, pour des raisons de sécurité. L’endroit est immense. A son entrée, une table avec café et autres choses à manger. C’est libre-service, et alimenté par les bénévoles présents.

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Sur la droite, le stand des tentes, à nettoyer, plier, ranger par taille. A gauche, la cuisine. Les membres du Refugee Community kitchen s’activent pour le reste des bénévoles, ainsi que pour les jeunes isolés restés dans le campement. Une seconde salle s’ouvre. Au beau milieu, une montagne de couvertures. Elles sont également triées, pliées, puis rangées, à l’instar des vêtements, par les mains bénévoles.

Nous sommes frappés par cette organisation si rodée. Derrière ses airs de communauté où la liberté semble dominer, chaque chose est à sa place. De la réception des dons, à leur renvoi, ils sont triés et rangés pour être envoyé au bon endroit, à la bonne personne.

La seconde qui nous frappe est la barrière de la langue. Calais, une ville de quelque 60 000 habitants au rayonnement international. Les nationalités se mélangent. Bon nombre de ces bénévoles sont Anglais, Néerlandais, Allemands… Et les Français sont sous-représentés.

Des acteurs à part entière

Nous avons tendance à l’oublier, mais Calais, outre la ville, n’est pas qu’une « Jungle ». Derrière une qualification anarchique se cachent les coulisses d’une organisation millimétrée qui structurait la vie des migrants.

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Après le démantèlement, qui a débuté le 24 octobre, les bénévoles ne se sont pas désinvestis. Sans pouvoir fournir un chiffre précis, les allers et venues étant incessants, près d’une centaine de personnes travaillent d’arrache pied de 9 heures à 19 heures chaque jour.

Et si le bidonville de Calais n’est aujourd’hui qu’un souvenir sur un terrain vague, le centre de l’Auberge des migrants ne démérite pas, et se réinvente. Toujours dans l’optique de permettre aux délaissés de l’Etat d’accéder à leurs besoins primaires.

Au moins.

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