Une journée solidaire ? On y va ! Et on y va ensemble

Le CCFD-Terre Solidaire a organisé ce dimanche, dans un lointain village ariégeois, une journée solidaire. Était convié quiconque qui avait l’envie de venir partager une course, un brin d’herbe au soleil, ou une partie de kapla ! 

Quitte à vouloir y aller, autant faire un convoi exceptionnel et partir à 24, réfugiés et bénévoles confondus. Ce fût pour nous l’occasion idéale de passer une journée ensoleillée, un peu loin de l’ambiance toulousaine, et de faire découvrir à nos amis l’accueil chaleureux de la montagne.

Le CCFD – Terre Solidaire est une organisation non-gouvernementale (ONG) qui lutte contre la faim et pour le développement depuis plus de 50 ans maintenant. Elle se bat pour construire des écoles en Birmanie, pour les droits des petits agriculteurs brésiliens, pour aider à reconstruire Haïti, pour contribuer à la paix au Mali, et pour bien d’autres causes encore. Ce dimanche, ils ont organisé une journée solidaire. Elle s’est déroulée autour de différentes  activités : des courses, allant de 9 à 26 kms (pour être honnête, aucun de nous n’a eu le courage de courir un semi-marathon…), d’une marche de 9 kms, d’un repas, de différents jeux, de musique….

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Nous y sommes allés tous ensembles, et nous avons décidé comme d’un accord implicite d’y amener notre petite touche. Notre touche à nous de solidarité.

Après une organisation des plus complexes pour trouver le nombre de véhicules et de bénévoles-conducteurs disponibles ce jour pour amener notre troupe en Ariège, nous donnons rendez vous à tous les motivés, bénévoles et réfugiés, à 7h15 devant le Centre d’Accueil et d’Orientation (CAO). Départ prévu à 7h40. Le changement d’heure se faisant dans la nuit, il était difficile pour chacun d’arriver dans les temps. Le départ s’est fait avec un léger retard…. Un petit quart d’heure toulousain, couplé à une demie heure soudanaise, et nous étions partis !

Nous voilà sur la route, direction Roumengoux ! La vue sur les Pyrénées nous enchante. Autant aux conducteurs, qui ont déjà eu la chance d’arpenter ces belles montagnes, qu’aux réfugiés qui s’imaginent déjà entrain de le faire. Nous arrivons dans ce village ariégeois où les coureurs s’entraînent déjà, avec le charme d’un petit hameau de montagne. L’air pur et frais aère nos poumons… et l’odeur des excréments d’animaux nous rappelle qu’à la campagne, une vache est toujours plus près que l’on ne le pense. Deux groupes se constituent : les coureurs avérés (ou presque), et les marcheurs décomplexés du dimanche. Alors que certains ont opté pour une séance d’échauffement avant la course, d’autres ont sans mégarde loupé le départ et se sont contenter de courir après le peloton  pour le rattraper, en guise d’échauffement !

Moi, grande sportive que je suis, mais plus dans la tête que dans le corps, j’ai décidé de cour…. m’inscrire à la marche. Et je suis très heureuse d’avoir parcouru ces 9 kms avec nos petits marcheurs ! Ils étaient loin d’être ennuyeux ! Entre prendre une centaine de photos, se pousser dans la boue, chanter et danser, se jeter de l’eau dessus, se perdre, s’embêter avec des farces, faire une expédition « pause-pipi » sous un pont, tenter quelques montées en courant, caresser des ânes….  Entre tout cela, nous avons aussi partagé ensemble des récits de vie. Nous avons écouté, nous nous sommes écoutés. Des récits de vie, d’exil, de précarité, bordés d’humanité, de souvenirs de joie, de descriptions de paysages merveilleux. Des récits qui ont trouvé des oreilles, dans un cadre calme et apaisant, dans une entente parfaite avec la nature.

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De retour dans le village, à notre rythme tranquille, nous retrouvons les coureurs qui étaient revenus depuis bien longtemps, et qui commençaient à avoir faim…. Après un pique-nique avec une vue imprenable sur les Pyrénées enneigés, certains se sont autorisés une sieste au soleil, pendant que d’autres jouaient aux cartes ou au molki, refaisaient le monde à plusieurs, ou se laissaient aller dans leurs pensées vagabondes. Plusieurs réfugiés se sont levés pour danser une danse traditionnelle afghane, pour le plus grand plaisir de chacun !

Quelques coups de soleil plus tard, il fût l’heure de rentrer dans notre chère ville rose… Et de dire au revoir à Roumengoux. Cette journée remplie de soleil et de bonne humeur est devenue un souvenir dont nous nous rappellerons tous avec plaisir et émotions. La solidarité était belle et bien là, entre nous tous, et à l’intérieur même de chacun. Et plus que d’être une simple course à la victoire d’un monde meilleur, c’était une marche assurée vers un élan de paix.

 

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© Mathilde, responsable du RETSER

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