Let's colour walls of connection, Nos évènements, Sensibilisation

La chute du mur ? Pas celle du Wall of connection

Un mur pour la célébration de la solidarité et de la diversité humaine

8 heures et déjà un soleil de plomb ! C’est ainsi que s’annonce cette belle journée à Bagatelle, rue du Lot. Les bénévoles commencent à arriver avec le matériel, le barnum, les packs d’eau, les chocolatines… pour tout installer pour la journée. Quand les photographes, Florent et Jean-Luc arrivent sur place, une photo de tous les bénévoles présents est prise avec nos magnifiques tee-shirt faits spécialement pour l’occasion ! C’est alors que les artistes déboulent, Stephen le grapheur, Margot et Margaux, deux étudiantes en école de graphisme, prêts à passer à l’action : Stephen avec son masque et son short en jean plein de peinture,  Margot et Margaux avec des croquis et des foulards pour se protéger du soleil. Nous commençons à mettre en place un stand d’information, des grilles d’exposition pour nos photos, un arbre à souhait, des jeux pour enfants et un mur d’expression libre.

 

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10 heures : l’heure de l’ouverture officielle de l’événement « Let’s Colour Wall Of Connection » !

Certains réfugiés se sont levés tôt et commencent à arriver malgré la période de Ramadan. Nous les retrouvons tout sourire prêt à décorer le mur ! Entre temps, nos 3 artistes ont commencé à préparer l’aplat de peinture jaune et verte pour la sous couche. Face aux aléas inhérents à tous événements, tous les bénévoles s’activent pour que tout se passe au mieux. De notre côté, nous nous rendons compte que la tige du kakémono manque. Hop, ni une ni deux, un système D digne des plus grands ingénieurs est mis en place avec de la ficelle empruntée à la bibliothèque d’à côté. Une autre surprise nous attend : il manque des pinceaux, des bâches et des bacs pour la peinture, mais aussi une échelle pour accrocher les fanions et ainsi donner un air de fête à notre bout de trottoir un peu austère. De plus, les maestros de l’art graphique ont besoin d’un niveau et d’un mètre. Ma copilote et moi empruntons donc la voiture de Mel, la chargée de projet de l’événement, afin d’aller récupérer tout cela chez elle et faire les courses. Nous revenons à 10 heures et demie en espérant ne pas avoir trop retardé l’avancée du mur.

 

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Pendant ce temps, le stand d’information s’est rempli comme par magie de pâtisseries toutes plus succulentes les unes que les autres : des crêpes, des cookies, des gâteaux libanais mais aussi à la noix de coco. Des flyers colorés sont disposés afin d’informer les visiteurs de nos actions, de la situation dans les pays de départ des réfugiés, mais aussi des badges et des bracelets aux couleurs du RETSER. Plus loin, les réfugiés et bénévoles ont commencé à remplir le mur d’expression libre, en inscrivant « SOLIDARITE » en grand et dans toutes les langues. Mais le gros du travail se passe à côté : les réfugiés accompagnés des 3 artistes ont entamé le mur qui se recouvre peu à peu d’un camaïeu de jaune et vert. Des passants, intrigués par tant de monde, tant de couleurs et de rires s’arrêtent. Autant que possible, et ce durant toute la journée, nous les informons du mieux que nous pouvons, leur offrons des bracelets et les incitons à prendre part à toutes les activités que nous proposons. Vous pouvez même voir le portrait de certains sur les photos de Florent et Jean-Luc !

 

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La journée avance : de plus en plus de réfugiés arrivent et c’est d’autant mieux car l’extérieur du mur doit être finalisé ! Ce pan du mur a été pensé par les réfugiés et les artistes comme un espace d’expression de la diversité et de la solidarité. Des scotchs sont apposés de manière diagonale, et chacun peints en suivant ces scotchs des mots tels paix, amour, solidarité dans toutes les langues que nous connaissons : français bien sûr, mais aussi anglais, arabe, pachto, perse, chinois, espagnol, breton, italien, laotien et j’en passe ! Bon je dois admettre qu’à ce moment là, les tee-shirts et les visages des présents étaient aussi colorés que le mur en lui-même ! Réfugiés, artistes et bénévoles, nous passons tous un moment à s’essayer à diverses écriture et à échanger sur nos cultures. Les cours de langues et dessin en tout genre se poursuivent sur l’espace d’expression libre où les réfugiés s’emparent des feutres et donnent une âme à ce bout de papier !

 

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11 heures, midi approche, bientôt l’heure de manger. Le foodtruck de cuisine argentine arrive sur place et notre DJ, Artish, également. Celui-ci commence en mettant des playlists de sa création, mais rapidement certains réfugiés branchent leur téléphone à la sono et la peinture cède le pas à la danse pour quelques-uns d’entre nous. Avec la chaleur ambiante, un arrosoir est réquisitionné au centre culturel et nombre d’entre nous passent à la douche glacée ! Certains réfugiés rentrent ensuite se mettre à l’abri aux heures les plus chaudes tandis que le DJ reprend ses droits et Stephen joue des bombes de peinture afin de préparer l’intérieur du mur.

Tout au long de l’après-midi, nous avons continué à discuter avec les passants, à peindre le mur, jouer avec les enfants, écrire, jouer, prendre des photos, le tout accompagné d’une très bonne bande son ! Mais l’heure avance et l’inauguration doit être faite à 18 heures !  Malgré la chaleur nous nous mobilisons tous tour à tour afin que tous les pinceaux et pots soient utilisés en permanence, sous l’oeil bienveillants de Margaux, Margot et Stephen !

 

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Le mur est terminé à 17 heures 50 alors que le pupitre et les micros sont déjà installés… Ouf, pari tenu ! Le directeur du centre culturel Henri Desbals, a qui appartient le mur, a l’air très heureux du résultat ! C’est d’ailleurs son intervention qui ouvre la cérémonie d’inauguration, suivie par Mathilde, la responsable de l’association, puis du maire de quartier ainsi que de l’adjoint à la mairie de Toulouse. Tous félicitent les réfugiés, les artistes et les bénévoles pour notre travail et évoquent le besoin de solidarité et la création de lien social. Certains intervenants sont plus émus que d’autres, mais bon on dira que c’est la fatigue, hein Mathilde ? Nos amis réfugiés assistent à la cérémonie en toute humilité alors que le rendu est tout simplement époustouflant ! Finalement, ce n’est pas la fatigue qui nous émeut mais bien leur joie de vivre, leur générosité et leur résilience.

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A la fin de la journée, tous repartent alors que nous restons pour ranger et essayer de dissimuler les tâches de peinture sur le sol. On dirait bien que les surprises arrivent jusqu’au bout de la journée, et surtout lorsqu’il faut gérer les sceaux entiers de peinture ! Mais le centre culturel reste ouvert jusqu’à 8 heures afin de nous laisser accès aux rangement et aux point d’eau, merci à eux !

Cela aura été une superbe journée, pleine de joie, de musique, de partage, de couleurs, de rire, de bienveillance et de bonne humeur et nous repartons des images pleins les yeux.

Maele Euzen, Bénévole

 © Florent Lagasse et Jean Luc Thomas

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